Port d'écouteurs recommandé

Dimanche matin, levée tôt de joyeuse humeur car belle journée de couture en perspective, pas de courses à faire, aucun horaire à respecter, chéri étant parti pour un service concert loin, loin dans la montagne, garçons 1 et 2 à la maison, mais suffisamment souples et autonomes pour se nourrir tous seuls }:) (il ne faut jamais compter sur moi quand j'ai une journée couture qui s'annonce), dévolu jeté sur une robe à priori pas trop compliquée, droite, col polo plus un laçage devant, poches passepoilées, col plat, bref, normalement, du gâteau pour bibi.....

BEN NON, pas du tout du baba à la crème le projet ni cupcakesse encore moins pana cotaesque, le patron n°112 du Burda de mai dernier n'est absolument pas en cause, c'est moi, vouiiii, vous lisez bien, MOI...........................

D'abord le tissu choisi, une microfibre polyester noire très agréable au touché (qui fait penser un peu à de la soie lavée, truc très dur à trouver maintenant, d'ailleurs, si l'une d'entre-vous à un tuyau à ce sujet, je prends, je suis une folle dingue de soie lavée), mais franchement difficile à travailler par certains abords : cela commence avec l'épinglage du patron, une épingle sur 3 voulait bien s'enfoncer dans ce grmlbl de tissu (bon, je sais, visiblement émoussées, il faut que je m'en rachète, mais je n'y pense évidemment jamais au moment voulu), bon, le début se passe bien, je ne réfléchis pas, pose du passepoil, puis du fond de poche de chaque coté, RAS (interrompu de quelques coups de tel, c'est ça qui m'a perturbée, rien de grave, je vous rassure, juste chéri qui pestait comme un fou par sms car plantage de son tout bel iphone tout neuf qui s'était mis à chauffer comme un fou), bref, je fends ma première poche, retourne le passepoil et le fond de poche, couds la poche au passepoil et là :grmpf:


C'est fun, non ? :merde:

Vous visualisez bien la situation dans laquelle je me trouve, vous vous rendez vraiment compte ? Défaire de fond de poche le long d'une fine marge de couture avec les angles ouverts au ras de la couture, dans un tissu fluide comme on adore coudre, c'est vraiment chouette comme défi 8O ,

je respire un grand coup, pause george-cloppe s'impose.............. puis je plonge et :pfiou: , voilà

Ce n'est pas joli joli, ce biais en satin est un peu épais et difficile à mettre en forme....J'avoue que je ne suis pas très fière de ma poche, et je ne vous ai pas tout dit : pour la deuxième poche, j'avais tout cousu tête en haut, et oui, mais heureusement la poche n'était pas encore fendue quand j'ai réalisé cette énormissime bourde...puis en piquant la couture de maintien du passepoil, j'ai cousu un bout du fond de poche en même temps :bang:

Enfin, après ces déboires, poches finies, et conseil pour les débutantes de poches passepoilées : toujours coudre la poche avant d'assembler les fonds de poches, obligatoire, il peut y avoir un léger décalage, il vaut mieux retailler un peu les fonds de poche dessus et dessous pour qu'ils soient identiques, plutôt que d'avoir une ouverture qui tire, faite comme ceci :

Et la cerise sur le gâteau des emmerdes (scusez-moi, mais je ne trouve pas de termes plus approprié à la situation), ce tissu a impérativement besoin d'une pattemouille pour le repassage et ne prend que très difficilement les pliures...génial pour le col et tout le reste, et je ne voulais pas de surpiqure....j'ai tenu bon, il n'y a pas de surpiqure, j'ai insisté longteeeeeemps avec mon fer !

pour la suite, ce fut sans problème, heureusement sinon, je pense qu'elle serait passée par la fenêtre cette fichue robe, donc col polo, nickel, patte de laçage devant, nickel, col plat, nickel, manches montée, là, surprise positive car contre toute attente, le soutien de tête de manche s'est fait tout naturellement, je n'ai pas eu à me battre avec les petits plis énervants :oD , patte de manche, nickel, ourlet monté sur le même biais en satin que les poches (j'ai oublié d'en faire une photo) et hop, super robe super extra confortable, je l'aime finalement beaucoup


 petit clin d'oeil à copine Géraldine qui passe à l'arrière-plan (nous venions de plier un piano de concert à Ménerbes dans le Luberon)

Conclusion :Garçon 2 a trouvé le port de ses écouteurs obligatoire devant son ordi, que c'était beaucoup plus reposant que d'entendre mon florilège de juron, du plus léger au plus lourd (très très lourd même)

Pour les propriétaires de ce Burda, j'ai fait deux modifs : suppression des poches à rabats, je trouve que le devant est assez chargé comme ça et j'ai rapproché les pattes de laçage.